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COUPLE > PROBLEMES DE COUPLE
C'EST PAS LE TOP
salut à toutes et à tous
je suis mariée depuis 20 ans...je me suis mariée à 18 ans et cela je ne le regrette pas..j'ai aimé mon mari pendant toutes ces années avec la même passion mais aujourd'hui..je m'aperçois que nous n'avons vraiment aucun point commun, que nous n'avons pas la même manière de profiter de la vie , moi je suis plutôt ville, terrasse de café, parfois occasionnellement même boites, lui c'est la nature, les randonnées, le silence.. moi je suis de nature généreuse, lui non, moi j'aime m'habiller sexy, lui déteste...tellement de détails de ce genre qui nous séparent chaque jour un peu plus...mais le pire de tout c'est qu'à ce jour, physiquement, il ne me plait plus du tout...et ça c'est assez difficile à vivre au quotidien..j'ai peur que l'amour s'éteigne, je suis pourtant très attachée à lui et je ne pourrais pas lui faire de peine ou de mal..mais à ce jour si je fais le bilan..je ne suis pas heureuse...nous avons 4 enfants adorables ensemble..voila je me demande si je vais encore passé les 20 prochaines années à vivre ainsi parce que je ne veux pas faire de mal ou si je vais craquer et tout foutre en l'air...je suis tellement malheureuse de vivre ainsi et d'un autre côté je n'ose même pas imaginer de le quitter vu la peine et le mal que ça lui ferait..si j'étais égoïste j'opterai pour la 2eme solution mais j'ai aussi les enfants et je sais que ça leur ferait bcp de tort..parfois j'ai envie de quitter ce monde, j'en suis lasse...
que me conseillez vous?
merci de m'avoir lu.
PAR NOUNOU (modifié le 2008-09-12 07:10:20) |
LES REPONSES
Réponse
par Sandra : Bonjour Nounou,
J'ai vécu exactement la même situation que toi après 16 ans de vie commune et deux enfants. J'ai eu la détermination et le courage de dire stop en pensant à l'avenir avec lui qui m'a effrayée...
Me voilà aujourd'hui libérée (oui c'est le mot!!) et après quelques mois difficile, de tempêtes, d'explications et de colères, tout va mieux dans le sens où chacun refait sa vie et sourit à nouveau (et les enfants aussi principalement). Tes enfants doivent avoir l'âge de comprendre ces situations je pense étant données les 20 ans de mariage. En tout cas très bon courage, laisse toi guider par tes propres instincts et surtout pas ceux de ton entourage qui pourraient te faire croire que ce n'est pas bien ce que tu envisages et que ça te décourage surtout! Ne laisse personne te dicter ta conduite, car toi seule vit tout cela et certainement pas les personnes qui ne vivent pas sous ton toit et avec ton mari...Toi seule sait ce qu'il y a de mieux à faire, mais si ton état d'esprit est tel aujourd'hui, dis-toi que plus le temps passera et rien ne changera, ou pire tu vivras un cauchemar...
Surtout pense bien à verrouiller la porte derrière toi et ne pas te retourner.
Tu peux le faire...tu as le droit d'être à nouveau heureuse quel que soit ta destinée. Courage. |
Réponse
par Candide : Je me réveille doucement d'une nuit sans rêve. Je suis bien. Je sens au fond de mon ventre, une confiance. C'est bizarre. Il y a au creux de ma poitrine, là même où l'angoisse habituellement me tord, comme un grand... rien... Une absence. Et sous mon crâne, un profond silence, qui laisse la place au défilement des impressions...
Laisser défiler devant nos yeux les tableaux du passé: le moment forfuit de la première rencontre, l'inattendu des premiers mots prononcés, la délicatesse du trouble qui grise, la confusion du sentiment quand chacun reprend le cours de sa vie sur des n° échangés. L' attente qui a irrité l'espoir, des détails qui rappellent celui qu'on ne connait pas encore, l'émoi du premier appel qui rend le jour suivant si différent, puis le silence qui s'installe à nouveau et le temps qui n'en finit plus de se laisser ponctuer de pensées que l'on ne veut pas deviner.
Et lorsque l'on a deviné que l'attachement reconnu prendra dans sa vie une place que l'on ne soupçonnait pas, les premières peurs: que l'autre s'en aille au matin, qu'il ne rappelle pas, peur de s'avouer simplement que se mettre à aimer c'est devenir dépendant même pour les plus indociles.
On rêve tous d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable. C'est si facile de renoncer à être adulte, si facile d'oublier ses fautes, de mettre l'erreur au compte d'une fatalité qui masque nos paresses... Si tu savais comme je suis fatiguée soudain. J'ai eu ce courage là, celui de t'aimer dans ta vie, compliquée de tes tourments, de tes inachevés. Et il m'a fallu apprendre à lutter contre mes moments de vertige. Mais il ne s'est rien passé..Je ne peux pas t'aider, parce que la porte est fermée.
C'est si facile de renoncer par nostalgie, quelle formidable douleur passive, quelle admirable mort lente, mais c'est une mort quand même..
Au début, tu me racontais tes rêves, tes envies, j'ai cru que tu m'appelais, je suis venue et toi tu es resté prisonnier de ton imaginaire et moi j'ai eu l'impression d'être chassée de ma propre vie.
Il n'est pire solitude que celle que l'on éprouve quand on est deux. Je veux partir alors que je t'aime, quelle incroyable incohérence, quel outrage à la vie. Mais parce que je t'aime, je suis encore là, et toi tu ne me vois pas, tu ne vois que toi, ta douleur, tes doutes, tes incertitudes... Et tu n'es plus aimable, pourtant je t'aime.
Je pense à te quitter chaque matin en me levant, aux premières heures de nos journées, en te voyant avaler ton café dans les silences de tes refuges, en te regardant quand tu t'habilles de solitude, quand tu te laves du parfum de ma peau sous l'eau qui coule trop longtemps, quand je te sais si loin de nous sous ta douche, quand tu te précipites vers le téléphone qui sonne, comme si tu venais d'entrevoir une fenêtre par où t'évader un peu plus encore. Et moi, je reste là, les bras lourds d'un océan de bonheur où je révais de nous baigner...
Quand tu entrais en moi je sentais tes forces et tes faiblesses et j'aimais leur doux mariage. Mais je ne peux pas inventer notre vie toute seule, personne ne le peut... On n'invente pas sa vie mon amour, il faut le seul courage de la vivre. Je n'ai pas pu tout te donner. Tout ce que je suis, je te l'ai proposé. Je te l'ai offert. Si tu n'en as pas voulu, qu'est-ce que j'y peux. J'accepte mes limites. Je vais partir un jour. A m'abandonner en toi je vais finir par me perdre. Partir n'est pas toujours un abandon, c'est aussi une façon de préserver ce qui a été vécu si l'on sait s'en aller avant qu'il ne soit trop tard.
"Il ne faut pas ressasser de vielles images, mais regarder devant soi. Le passé n'est plus qu'un poids. Il faut l'oublier." |
| Réponse
par vieureve : meme situation mais renversée!!! |
Réponse
par Sandra : A Candide,
C'est magnifiquement écrit, décrit.
Mes respects. Rien à ajouter, tout est dit.
Bises |
REPONDRE A CE MESSAGE POUR ENRICHIR CETTE DISCUSSION
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