UNE RELATION

Au début de notre relation, elle mettait tout en œuvre pour me séduire, m’écouter, ces horaires de travail était globalement les mêmes qu’aujourd’hui, mais néanmoins, si sa profession l’amenait à être généralement dans son bleu de travail, elle s’apprêtait le soir, même tard, pour faire de nos soirées des moments délicieux, ou elle savait se rendre irrésistible, par des petites attentions, qu’elles soient dans l’écoute, le questionnement, l’intérêt qu’elle me portait, culinaires, vestimentaires, j’en faisais tout autant pour la séduire. Nous avions tout à découvrir de nous 2.
Elle et moi avions bien sûr nos secrets, nos propres histoires, qu’elles soient familiales, affectives, professionnelles.
Elle entretenait une part de réserve, tout comme moi d’ailleurs, certainement par peur de franchir d’autres barrières, en relation avec nos passés respectifs. Il y a eu des moments de doutes qui se caractérisaient par des jours sans nouvelles, en exemple, moi à noël avec les enfants chez ma sœur, elle à Etretat avec le Fameux Joël. Nous nous efforcions d’avancer dans notre relation pas à pas, comme si nous avions peur de trop nous investir dans une nouvelle relation, par crainte de souffrir au cas où nous ne soyons pas fait l’un pour l’autre à terme.
Les mois passent, nous vivons pour ainsi dire ensemble, elle chez moi, moi chez elle. Je me risque à lui dire ce que j’ai toujours eu du mal à exprimer comme sentiment, et pourtant le lui ai dit « JE T’AIME ». Nous commençons à parler d’avenir, de perspectives de vacances. Bien sûr nous pouvions avoir des divergences sur certains points, mais malgré ça, nous en parlions pour finir par trouver une solution équitable. Elle me reprochait de trop m’investir sur un DADA qui est le golf, à bon entendeur Ok, je vais faire en sorte de limiter ce plaisir chronophage, afin de me consacrer au plaisir de passer du temps avec elle.
Un premier mensonge de sa part, à croire que j’étais déjà devenu étouffant, sous prétexte d’une charge de travail, elle me dit que nous ne pourrions pas passer ce dimanche soir ensemble, cette obligation professionnelle ayant pour nom de dossier « Gaétan ». Sur le coup cela fait mal pour celui qui partage sa vie. 48 Heures à ruminer, le dire ou ne pas le dire. La suite, elle la connait, cela passe par un premier pardon. Pourquoi d’ailleurs PARDONNER, nous n’en étions qu’à construire les fondations de notre relation, en réponse à cela, parce que je la trouvais belle physiquement, belle dans son bon caractère comme dans son mauvais, parce que j’étais séduit par sa personnalité, subjugué par cette écorchée vive. Parce que je savais au fond de moi qu’elle serait la femme de ma vie.
L’année 2010, nous a apporté le bonheur de devenir parents d’un merveilleux fils, de trouver un habitat pour nous 3. Dans la même année, mon égo ayant pris une sacrée claque, en lien avec la perte de mes responsabilités professionnelles, ayant entrainé une perte de confiance en moi, mais certainement trop fier de ne pas vouloir laisser apparaitre que cela puisse réellement m’affecter, je décidais de prendre sur moi, n’ayant surtout pas envie de contrarier la grossesse de ma belle princesse.
2011 l’année noire, les travaux, les artisans, tout vouloir gérer pour ce qui ne devait être que de simples formalités pour nous permettre de vivre paisiblement dans notre maison, devient un cauchemar permanent, ne dit-on pas qu’un toit est important pour abriter sa famille, et bien nous n’en avions plus au sens propre du terme. 2 artisans ont fait de notre vie un enfer sur cette année 2011, sans compter l’alcoolisme de mon EX avec qui j’ai eu 2 enfants.
2012 les travaux, encore les travaux, mais aussi la perte de ma sœur, il va bien falloir que la roue tourne un moment. Vais-je pouvoir faire face physiquement, car moralement je suis atteint depuis de longs mois, je me lève avec ces problèmes, professionnelle, artisanaux, nécrologique, alcoologique….et je me couche avec. Oui bien sûr je lui en parle, elle me dit que ce n’est pas si grave pour les travaux, c’est triste pour ma sœur, c’est contraignant pour mon travail, mais elle ne voit pas que je lui demande de m’aider, de me soulager, d’être empathique. Des mois que je suis en apnée, je cherche sans jamais trouver un ballon d’oxygène qui viendrait de sa propre bouche, par des mots, du réconfort. Et bien non, c’est mon plus gros mensonge envers elle, de ne pas lui demander de m’aider, la bonne connerie masculine à vouloir bomber le torse alors que je n’ai plus d’énergie. Pour ne pas la mettre en souffrance de cette situation, je lui propose qu’elle puisse prendre l’air des vacances pour aller découvrir ce que j’avais connu auparavant le Pérou. L’idée me paraissait bonne, car je sentais qu’elle voulait respirer autre chose que la poussière et mon mensonge grandissant.
L’erreur de ma part, est d’avoir la veille de son départ, remis en cause sa façon d’avoir parlé à ma fille, des propos compris par elle comme si elle n’était pas aussi importante que mes enfants, problème sémantique, d’une colère sur le moment on peut dire des choses que l’on regrette dans la foulée, car ce n’était pas vraiment ce que je pensais, je voulais signifier que mes enfants étaient tout aussi important qu’elle. Et qu’au fond de moi je ne pouvais pas accepter un échange verbale aussi douloureux soit-il par 2 personnes que j’aime comme la femme de ma vie et la fille de ma vie.
Le lendemain, je l’emmenai à l’aéroport, un silence pesant pendant tout le trajet, je lui sors sa valise, une envie irrépressible de la prendre dans mes bras, des larmes coulant sur mon visage montrant à quel point mes regrets sont sincères, puis elle part………………………
De son séjour je n’aurais que de courtes nouvelles, à mon grand désarroi, puis elle revient pour repartir avec une amie (confidente) et notre fils sur un autre lieu de villégiature, pour qu’enfin une semaine après je puisse vraiment la rejoindre, et la serrer tout contre moi, comme si tout était oublié et pardonné. Mauvaise interprétation de ma part, la rancune est souvent tenace. Nous reparlons donc de cette fameuse veille de départ. Là, je ne suis plus dans l’émotion mais dans la réflexion pour lui expliquer ce qu’elle aurait dû entendre de ma part, et que j’avais mal formulé dans ma colère. C’est bon tout est entendu, elle accepte de comprendre qu’elle est l’une des personnes les plus importantes de ma vie.
Fin des courtes vacances en commun, elle reprend le travail, je reste de mon côté avec notre fils à la maison, pour que je puisse avancer avec ces maudits travaux.
La rentrée septembre stressante, changement de Nounou pour notre fils, je béni les petites annonces dans les supermarchés, notre fils se sent bien chez elle, OUF.
L’ACTE MANQUE DU MOIS DE SEPTEMBRE ET LE SECOND PARDON
Oups, elle a oublié son téléphone à la maison, il vient de signaler un message, je découvre une correspondance mail sud-américaine mentionnant qu’au début du prochain mois de Décembre un voyage (ré)initiatique pour revoir un homme était prévu. Dans la foulée, elle m’appelle du portable de sa collègue ; au ton de ma voix elle vient de comprendre que je venais découvrir ce que je n’aurais jamais du savoir.
Bien évidemment, elle revient aussi vite pour qu’elle puisse savoir ce que j’ai découvert, ce qu’elle pourra justifier au fait qu’au moment de partir en vacances, notre échange houleux l’avait déstabilisé, à tel point qu’un homme, là-bas, avait eu toute son attention pour qu’elle puisse se confier.
J’entends, j’écoute, je suis ému, même bouleversé par la souffrance que je lui ai fait enduré. Je me dis « dois-je lui pardonner » « suis-je à même de comprendre » « ai-je suffisamment d’amour pour elle » OUI ………………OUI……………….OUI …………….. 3 fois OUI. Cet évènement est clos, sachons rebondir pour chercher à s’améliorer.
OCTOBRE, JE PERSISTE ET SIGNE
Au travers, d’un échange avec sa collègue de travail, j’apprends que sa semaine de congés du mois de décembre est maintenu, une réservation d’un billet d’avion pour le Chili est toujours en cours. Je la questionne pour lui demander pourquoi elle maintient ce déplacement, et surtout dans ce pays. La crainte bien évidemment m’envahit, elle me rétorque qu’elle a rompu toute communication avec lui……Je n’ai qu’un mot en tête PERPLEXE.
Fin octobre, je rentre de MIAMI, le jour même je connecte l’ordinateur, BIZARRE, Skype ne fait pourtant pas partie des logiciel installés !!!!!!!!, je click dessus et je tombe sur une session non refermée.
Je rêve ou je cauchemarde, c’est encore l’autre GRINGO, et là il y va fort, laissant apparaitre qu’il peut l’accueillir elle et notre fils, voir même venir en France pour vivre avec eux.
QUE FAIRE
Dire que l’on sait, ou ne rien dire, attendre et voir. Je choisis la seconde option, devenir observateur, et de moins en moins acteur, car à mon sens je me suis fait reléguer au second rôle. Elle est, sur cette période, très affectueuse, d’aucuns dirait qu’elle en ferait peut être un peu trop. Je ne veux et ne peux pas jouer, je ne fais que subir les jours qui passent, la peur n’évitant le danger.
LA DEMANDE EN MARIAGE
Nous avions le besoin de bouger, faire autre chose. Ma seule et unique Sœur vivante, nous fait l’offre de la rejoindre en week-end au Futuroscope. Au cours de la soirée du samedi, et même si rien n’était prémédité de ma part, je saisi l’occasion d’avoir des êtres chers à mon cœur (Ma sœur et Mon Beau Frère) pour faire une demande en Mariage à ma Belle, c’est ce que l’on peut appeler un camouflé de première. En réaction j’ai eu dans l’ordre ….. INTERLOCUTION…….MUTISME…….SOURIRE…….ET RIEN ON PASSE A LA SUITE. C’est que l’on pourrait appeler une très brève de comptoir.
Retour de week-end, Je reviens vers elle pour lui demander d’annuler son voyage. Chacun campant sur sa position, ne voulant entendre que sa propre douleur, elle finit par me donner les codes pour que je puisse l’annuler, s’en suit un florilège de « maintenant tu es content » ou « dorénavant tu ne partiras plus en congrès »………. Afin de temporiser je lui propose, les jours suivants de lui prendre une autre destination, elle ne dit pas non, bien au contraire, CE SERA DONC L’ARGENTINE. Intérieurement je boue, une envie irrépressible d’hurler, je me contrôle, je finis par rendre les armes.

2013, 2014 rien, rien et puis rien, j’entends par rien la façon d’oublier cette année 2012, j’ai beau me dire qu’il faut du temps pour mettre 2012 dans le fond de mon cerveau, enfouir 2012 pour ne plus qu’il apparaisse, il n’empêche que pour elle, rien ne s’est passé, c’est peut-être oublié, mais pour moi je suis toujours en attente d’éléments probants, qu’elle puisse me reconfigurer mes logiciels « CONFIANCE » « SEDUCTION » « EMPATHIE » « RESPECT » « RECONNAISSANCE » enfin bref l’envie de retrouver la confiance en MOI.
En résumé, tout ça pour dire, que ma libido avec elle n’est pas ce qu’elle devrait normalement être. Simplement, JE L’AIME tellement que je ne pense qu’a essayé de la couvrir de mon amour, mon affection, de mon respect, de mon écoute, mais malheureusement elle ne me donne pas les éléments rassurant pour faire revenir ma LIBIDO, par des gestes symboliques qui prouveraient qu’elle m’aime aussi, et qu’elle ne souhaite qu’une seule chose que je sois L’HOMME DE SA VIE.
2015 LE RETOUR DE BATON à force d’attendre qu’elle puisse enfin comprendre ce qui me parait essentiel pour réamorcer ma confiance, et la confiance en moi. Sous le prétexte d’une formation au Maroc, ce week-end est devenu une grosse MONTGOLFIERE à me faire avaler, inutile d’épiloguer sur ce point.
La responsabilité de ma part est de ne pas avoir eu la franchise de lui dire ce que je dissimulais en moi depuis l’année 2012, et sa responsabilité est de n’avoir jamais voulu entendre, que des choses aussi importante qu’une thérapie de couple, de me tenir des propos pour mettre en avant une forme de reconnaissance liés à des gestes, des actes, qu’ils soient symbolique ou matériel, sur l’empathie dont chacun a besoin pour avancer, ou du plus futile comme être son ami F B pour tout simplement existé aux yeux de sa communauté , dans les textes qu’elle écrit ( ou je ne suis à priori cité 2 fois d’une manière si impersonnel).
ET ALORS
Maintenant le pardon faisant partie de ma façon de vivre auprès de la femme que j’ai toujours aimé, malgré tout ce que je viens de décrire. Je sais, qu’aujourd’hui, elle ne peut être que convaincu de mon profond amour, et que de sa part il ne lui reste qu’à être convaincu de son amour pour moi. C’est à elle d’ouvrir les portes car je lui ai remis par ce texte le plan et les clefs pour tout reconstruire.
Une longue année vient de s’écouler, entrecoupé d’une crise courant juillet. Il n’est pas trop tard pour admettre que j’ai enfin compris sa façon de fonctionner dans une situation de crise ou d’interrogation de ma part sur sa manière de m’aimer, C’est son aptitude à vouloir gérer les situations délicates en allumant des contres feux, faire en sorte qu’un problème évident et marquant peut être balayé par des éléments plus que discutable, par exemple ; ELLE « de toute manière, le matin quand ton réveil sonne, tu te lèves directement pour réveiller notre fils pour le câliner, alors que moi RIEN », en réponse que voulez-vous que je lui dise en dehors de…. MOI « Tu as fait sonner ton réveil ½ heure avant et tu dors toujours, et 10 minutes après mon réveil tu te lèves, et notre fils est debout, sur le point de prendre son petit déjeuner… »
Hier soir, je n’ai eu comme commentaire que de lui demander ce qu’elle voulait au juste. A priori la question n’était aussi claire pour elle. A l’entendre, elle n’est pas heureuse !!!! Ok, je me lance « veux-tu que nous nous séparions », en réponse pour traduire « ce n’est pas moi qui prendrait la décision ». Facile encore, elle ne gère rien depuis des années en dehors de nos congés en commun et les siens, alors pourquoi prendre une telle décision si je pouvais la prendre à sa place.
Bon d’accord, et bien STOP à notre relation ce jour. Voilà cela est dit, je serai donc l’initiateur de cette rupture, elle pourra devenir aux yeux des autres la VICTIME, puisqu’elle l’a toujours été en justifiant ces écarts et son manque d’implication pour comprendre mes attentes qui pouvaient être légitime à mon endroit mais pas pour elle par conséquent.
Depuis, pas un mot échangé ensemble, je n’en ai pas envie et elle certainement pas aussi, autant dire un dimanche noir, très noir…..


PAR TREBUCHANT (modifié le 2016-10-16 22:07:06)


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