Un régime alimentaire à base de poisson et de noix peut s'avérer une question de vie ou de mort pour les hommes génétiquement enclins au cancer de la prostate, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis.
Les acides gras omega-3 contenus dans le poisson mais aussi des noix et d'autres aliments peuvent retarder l'apparition de tumeurs cancéreuses ou en limiter le nombre, selon cette étude publiée dans le Journal of Clinical Investigation.
Les chercheurs ont mené leur étude sur des souris génétiquement modifiées pour qu'elle développent des cancers de la prostate.
Un groupe de ces souris a été nourri dès la naissance avec des aliments très riches en omega-3 et leur taux de survie a atteint 60% contre seulement 10% pour un groupe témoin nourri avec des produits ne contenant que de faibles quantités de cet acide gras.
En revanche, toutes les souris d'un troisième groupe alimentées avec une nourriture riche en omega-6, que l'on trouve notamment dans certaines huiles végétales sont mortes.
"Cette étude montre clairement qu'un régime alimentaire peut faire pencher la balance du bon ou du mauvais côté", a déclaré Yon Q. Chen, chercheur à l'école de médecine de l'université de Wake Forest, en Caroline du nord.
En revanche, des doses trop élevées d'omega-3, que l'on trouve notamment dans le saumon, le thon, le maquereau mais aussi des noix et des graines de lin, peuvent avoir un effet néfaste.
Le cancer de la prostate est une des principales causes de mortalité chez les hommes.
SAN FRANCISCO, 21 juin 2007 (AFP)
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