Tout femme enceinte est tenue de se soumettre à un certain nombre de
consultations prénatales même si aucun facteur de risques n’a
été décelé. En effet, c’est bien souvent par
manque de vigilance qu’un incident peut se produire.
La première consultation
Dès que la femme sait qu’elle enceinte, elle doit consulter le
médecin qui établit une déclaration de grossesse. Celle-ci
s’accompagne d’un examen sérologique pour dépister
la syphilis, de la détermination du groupe sanguin et du facteur rhésus
et d’une analyse d’urine pour rechercher l’albumine et le
glucose. La sérodiagnostic de la rubéole et de la toxoplasmose,
sans être obligatoire, est néanmoins recommandé, tout comme
désormais le dépistage de la séropositivité (S.I.D.A).
Après avoir pris connaissance des résultats des examens pratiqués
avant la grossesse, le médecin s’informera sur les antécédents
familiaux, le déroulement des grossesses précédentes et
sur les médicaments que prend la future maman.
L’examen mensuel
| L’examen mensuel est facultatif mais vivement conseillé.
Il comprend plusieurs opérations : |
| |
• |
Un entretien qui établira la survenue d’éventuels
incidents depuis la précédente consultation ; |
| |
• |
Un examen local pour contrôler le bon déroulement de la grossesse
:il consiste à mesurer la taille du bassin ; |
| |
• |
Un examen plus approfondi pour vérifier que l’utérus
est normal non seulement par sa taille, mais également par sa forme,
sa consistance et sa situation, et que le col est toujours long et fermé. |
Cet examen gynécologique donne de précieux renseignements sur
le développement du fœtus et le dépistage des malformations
importantes.
L’examen du deuxième trimestre
L’examen consiste tout d’abord à vérifier le bon
déroulement de la grossesse par une observation du col utérin
et du développement de l’utérus. Pour cela, on mesure sa
hauteur et son volume à l’aide d’un centimètre de
couturière. C’est au cours du deuxième trimestre que l’on
commence à entendre également les battements du cœur du fœtus.
L’examen général est centré sur le poids de la mère
mais également sur sa tension artérielle (la pression doit être
comprise entre 9 pour la minimale et 13 pour la maximale)et sur la recherche
d’albumine dans les urines.
Petit à petit, vers la fin du sixième mois, la grossesse va atteindre
la période de viabilité fœtale. Si aucune maladie ne justifie
un accouchement thérapeutique, la grossesse poursuivra son cours normal,
sans qu’il soit nécessaire d’intervenir.
La consultation du neuvième mois
| Lors de la dernière consultation prénatale,
la croissance du fœtus est suffisamment avancée pour permettre
de mesurer les dimensions de sa tête que l’on compare à
celles du bassin de la mère : si la capacité du bassin est
trop réduite, on pratiquera une pelvimétrie, c’est-à-dire
un bilan radiologique très étoffé pour chiffrer avec
précision les dimensions du bassin. Cet examen rend les plus grands
services et permet de préciser si l’accouchement aura lieu
par les voies naturelles ou s’il vaut mieux prévoir une césarienne.
Il est utile de faire une échographie pour préciser la présentation
du fœtus : |
| |
• |
Par la tête : c’est la plus naturelle et la plus
courante. le fœtus se présente la tête en bas, au-dessus
du petit bassin de la mère ; |
| |
• |
Par la siège : le fœtus se présente par les fesses,
la tête en haut ; |
| |
• |
Par l’épaule : le fœtus est perpendiculaire à
l’axe du corps, en position transversale ou oblique. L’accouchement
naturel est impossible et il est impératif de pratiquer la césarienne. |
Voir aussi :
;
Femme Zoom : La communauté 100% Anonyme ! En savoir plus |