La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires.
Elle peut se produire à n'importe quel âge, mais ses conséquences
peuvent être dramatiques chez les nouveaux nés, les nourrissons,
et les adultes ou personnes âgées atteintes d'affections graves.
Cette maladie est provoquée par un bacille qui atteint le larynx, la
trachée et les bronches et entraîne une infection des poumons :
l’abondante sécrétion de mucus qui en résulte aboutit
à une obstruction des bronches. La contamination s'effectue entre individus
par voie aérienne : ce sont les gouttelettes d'eau expulsées (éternuement,
toux) qui disséminent les bactéries, à partir de la bouche,
du nez ou de la gorge d'une personne infectée.
Quels sont les symptômes ?
Après une période d’incubation d’une ou deux semaines,
la coqueluche commence souvent de façon peu évocatrice, inaperçue
du fait de signes peu importants: rhume, légère fièvre,
toux sèche, écoulement nasale et gorge rouge. La toux persiste
(pendant parfois plus de trois semaines) et se modifie progressivement : elle
survient par accès, d’abord nocturnes, puis dans la journée
à l’occasion d’un effort physique, d’une contrariété,
voire de la déglutition des aliments.
Au cours de ces quintes, l’enfant a les yeux rouges, remplis de larmes.
Son visage un peu tuméfié devient rouge violacé en raison
du manque d’oxygène. La crise ne dure pas longtemps. Une fois la
toux calmée, l’enfant reprend son souffle en inspirant profondément
et émet alors un bruit caractéristique "le chant du coq",
sur lequel a été forgé le terme coqueluche.
Dans certains cas, la crise est suivie de vomissements ou de l’émission
de glaires. Les accès de toux diminuent progressivement en nombre et
en intensité dans un délai de deux à dix semaines.
Les complications
La coqueluche chez le nouveau-né ou le nourrisson est dangereuse, voire
mortelle. A cet age, les complications sont plus fréquentes : pneumonie,
convulsions, lésions cérébrales, encéphalite. La
quinte de toux peut également être asphyxiante et entraîner
un arrêt respiratoire.
Chez les enfants plus âgés et les adultes, la maladie est moins
grave, et les complications sont rares. Le seul signe d'infection peut être
une toux persistante qui dure plus d'une semaine. Les membres plus âgés
de la maison peuvent avoir la coqueluche sans même s'en rendre compte,
ce qui peut présenter des risques graves pour les nourrissons et les
jeunes enfants non vaccinés ou qui n'ont pas reçu tous les vaccins.
Le traitement
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Dés que le diagnostic est établi, il faut isoler
l’enfant pour éviter la contagion. |
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Pour soulager le malade, le médecin prescrira un médicament
sédatif de la toux. Les antibiotiques sont souvent utiles, car ils
permettent de prévenir tout risque de surinfection. |
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Pendant la quinte, il est très important de rassurer et de réconforter
l’enfant qui a tendance à devenir très nerveux. |
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Les repas seront fréquents et légers, surtout si l’enfant
vomit. |
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Lorsque les quintes sont très sévères, l’hospitalisation
est nécessaire, car elle permet une surveillance médicale
attentive et l’utilisation éventuelle de l’oxygène. |
La prévention
La prévention repose sur la vaccination. Celle-ci pratiquée chez
l’enfant dès le troisième mois. L’injection de sérum
chez un enfant non vacciné ayant été en contact avec un
enfant coquelucheux permettra d’atténuer les symptômes, voire
d’empêcher l’éclosion de la maladie.
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