Au début de sa grossesse, la femme enceinte a un pourcentage très
élevé d’infecter son bébé, car c'est au cours
des premiers mois que se forment les différents organes et appareils
du fœtus.
La recherche d'une infection dans les premiers mois de la gestation doit être
minutieuse, pour ne pas dire systématique, tant le risque de malformations
est grand pour l'embryon.
La syphilis
Pour éviter d’infecter le fœtus, la femme enceinte doit
dépister la syphilis. Pour cela, elle doit effectuer des analyses le
plus tôt possibles.
Le premier trimestre :
Si l'analyse sérologique révèle une contamination, il est
encore temps de soigner la future mère. En effet, jusqu'au cinquième
mois, la mère et le fœtus sont séparés par une membrane
épaisse qui recouvre le placenta et oppose une barrière infranchissable
au bacille de la syphilis Plus tard cette membrane s'amincit et la mère
peut contaminer son enfant.
Le deuxième et le troisième trimestre :
Même si le résultat du test de dépistage du premier trimestre
est négatif, il faut rester vigilant pour la suite de la grossesse :
l'enfant d'une femme atteinte et non soignée n'a qu'une chance sur trois
d'être normal et sain.
Rubéole et toxoplasmose
Alors que 90% des femmes sont immunisées contre la rubéole et
85% contre la toxoplasmose, ces deux maladies restent très redoutées.
En effet, le virus de la rubéole et le parasite de la toxoplasmose sont
dangereux pour le fœtus qui, dans les deux cas, est victime de malformations
congénitales graves, en premier lieu de lésions oculaires et cardiaques.
La rubéole :
Les malformations du fœtus consécutives à une rubéole
maternelle ne devraient plus se produire puisqu'il est possible de vacciner
une femme non immunisée et de la protéger durablement. Le diagnostic
sérologique préventif est capital, car :
• Une femme non immunisée ne peut être vaccinée en
cours de grossesse ;
• Si la future mère contracte la rubéole au cours des trois
premiers mois de la grossesse, les risques de malformations pour le fœtus
sont tels qu'il faut conseiller l'avortement thérapeutique ;
• Les trimestres suivants sont moins dangereux, dans la plupart des cas,
la grossesse se conclut par la naissance d'un enfant normal. Mais il ne faut
toutefois pas sous-estimer les risques de lésions diverses chez le fœtus.
La toxoplasmose :
Il n'existe pas de vaccin contre la toxoplasmose : aussi, une femme enceinte
non immunisée sera-t-elle surveillée durant toute sa grossesse,
notamment au cours du premier trimestre, au moyen de tests sérologiques.
Dès la première manifestation de l'infection (présence
d'anticorps dans le sang de la future mère), on traite la maladie grâce
à des antibiotiques.
Depuis une date récente, il est possible de prélever le sang
du fœtus pour l'analyser : si malgré la rapidité du dépistage
le fœtus a été atteint par le parasite avant le traitement
et si la grossesse n'a pas dépassé le deuxième trimestre,
l'avortement thérapeutique sera proposé.
La surveillance ne doit pas se relâcher au troisième trimestre,
même si les conséquences sont alors moins graves pour le fœtus
(plus fort pour résister aux agressions infectieuses). En effet, le risque
de contamination est plus grand, la barrière placentaire étant
plus facile à traverser.
L'infection urinaire
L'infection des voies urinaires affecte la vessie et peut remonter jusqu’aux
reins, qui, durant la grossesse, effectuent un travail supérieur à
la normale. Se manifeste alors une fatigue intense, des douleurs dans les reins
et une sensation de brûlure au moment d'uriner. Non traitée, l'infection
peut provoquer un accouchement prématuré et des complications
à la naissance.
Dès l'apparition des premiers symptômes, le médecin demandera
un antibiogramme pour déterminer l'antibiotique qui aura rapidement raison
de l'infection.
Femme Zoom : La communauté 100% Anonyme ! En savoir plus |