Grossesse: une psychologie particulière

Grossesse: une psychologie particulière

Que se passe-t-il à l’instant où une femme apprend qu’elle est enceinte ?

Au cours des trois premiers mois, de nombreuses femmes vivent leur grossesse de façon paradoxale : elles sont heureuses d’attendre un enfant, mais parfois un sentiment d’incertitude ou de crainte peut provoquer chez elles un état de tristesse. Donc, que se passe-t-il à l’instant où une femme apprend qu’elle est enceinte ?

Si elle appartient à la catégorie des femmes qui ont programmé leur grossesse, nul doute qu’elle n’éprouvera à ce moment-là une grande joie. Mais, si l’annonce de cette nouvelle la prend au dépourvu, peut être ressentira-t-elle un sentiment de refus, voire de panique face à ce bouleversement inattendu dans sa vie. Il lui appartient alors de décider si elle veut ou non garder son enfant.

Dés le départ, une psychologie particulière s’installe chez la plupart des femmes enceintes. D’abord intimement lié aux transformations subies par l’organisme, puis à la présence chaque jour plus manifeste de cette vie nouvelle qui se développe, cette psychologie va évoluer tout au long de la grossesse.

Le doute du premier trimestre

Le premier trimestre est une période d’incertitude et d’adaptation, qui se traduit généralement par une ambiguïté des sentiments où se mêlent la joie et la crainte :
  Une sensation étrange qu’éprouve une femme placée dans cette situation alors que rien en apparence n’a encore changé : elle sait qu’elle attend un enfant, mais elle ne le sent pas encore vivre en elle et son corps ne présente pas extérieurement de modifications sensibles, sinon un léger gonflement des seins ;
  Un sentiment de crainte : cette vie qui s’installe discrètement en elle soulève déjà quelques interrogations. L’enfant sera-t-il normal ? de nombreuses femmes savent, en effet, que les avortements spontanés se produisent essentiellement au cours du premier trimestre.

Sur le plan physique les trois premiers mois et particulièrement les premières semaines de la grossesse sont caractérisés par une série de troubles qui varient en intensité d’une femme à une autre, et qui sont liés aux transformations qui s’opèrent au sein de l’organisme maternel.

L’épanouissement du deuxième trimestre

Au premier trimestre, l’échographie renvoie à la future mère l’image de l’embryon qu’elle porte, mais ce n’est pas lorsqu’elle percevra les premiers mouvements de son enfant qu’elle le sentira réellement vivre en elle : cela se produit au deuxième trimestre. A ce moment là, le désir de maternité devient plus intense et il n’est pas rare de voir une femme qui avait mal vécu l’annonce de sa grossesse devenir alors très maternelle.

Au cours du deuxième trimestre le corps de la femme enceinte s’épanouit : en effet, c’est vers quatre ou cinq mois que la grossesse commence à se voir et, de plus, les risques de complication sont minimes, les malaises du premier trimestre disparaissent : la salivation exagérée, source de nausées, disparaît du jour au lendemain. L’organisme s’est adapté à ses nouvelles fonctions : le sommeil et l’appétit reviennent.

L’impatience du troisième trimestre

Au troisième trimestre, on remarque que :
  L’enfant bouge de plus en plus dans le ventre de sa mère, qui progressivement concentre sur lui toute son attention. Ses sujets de conversation tournent généralement autour de lui : elle en parle comme s’il était né, lui attribuant déjà certains traits de caractère ;
  L’utérus atteint son volume maximal à quelques semaines de l’accouchement ;
  La pression du bébé sur le diaphragme gêne la respiration de la future mère et ses déplacements deviennent de plus en plus fatigants ;
  La femme se concentre essentiellement sur les préparatifs liés à la naissance de son enfant et elle attend avec impatience le jour de l’accouchement.