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C'est une épice aux caractéristiques plus proches de certains métaux que de celles d'un produit agricole. Il est rare et précieux comme l'or mais deux fois plus cher. Sa poudre est rouge comme le cuivre ce qui lui vaut le surnom d'or rouge. Coûteux en main d'oeuvre mais nécessitant un faible investissement au départ, garantissant un développement rapide, assurant une rentabilité des produits transformés, offrant de nombreux débouchés, il suscite depuis quelques années un formidable engouement. En Provence, ils sont 90 à composer cette filière atypique.
Dans les années 1990, les safranières françaises se comptaient sur les doigts d'une main. Aujourd'hui, elles sont plusieurs centaines, dont environ 90 en Paca. Un juste retour au pays qui récoltait par tonnes le safran jusqu'à la Révolution. Deux fois plus cher que l'or, trois fois plus que le caviar, le stigmate se négocie entre 25 et 40 000 le kilo, d'où son surnom d'or rouge. Un prix justifié par une récolte manuelle : Il faut 200 000 fleurs de Crocus sativus pour obtenir 1 kg de filaments, les pistils, si concentrés en goût qu'un seul gramme traité dans les règles de l'art peut régaler 60 convives. Pour cela, il faut les couper manuellement, un à un, et compter en moyenne une heure pour cueillir 2 000 fleurs et 5 heures pour en récupérer les filaments. Mais à quelque 3 000 euros les 100 grammes de safran séché, ça vaut le coup de bêcher.
La safran d'importation est moins cher, mais de (beaucoup) moindre qualité
Notre jeune filière se porte si bien que la concurrence devient menaçante. La vente individuelle rencontre déjà ses limites, résume Daniel Vaslin, président de l'association Safran Provence. Notre future coopérative permettra de contrôler la qualité, de proposer un prix unique raisonnable et de fournir de plus grandes quantités. Les safraniers provençaux sont unanimes : la demande est réelle et loin d'être comblée. Mais elle est polluée par un safran (...) Lire la suite sur La Tribune.fr
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