La surveillance médicale des femmes enceintes a fait d’importants
progrès au cours des dernières décennies. Elle a permet
de faire reculer le risque des maladies susceptibles, en cours de grossesse,
de compromettre la santé future de la mère et d’entraîner
des malformations congénitales chez l’enfant.
Certaines maladies antérieures à la grossesse risquent de la
perturber en favorisant chez le fœtus l’apparition de malformations
à des degrés divers.
Le diabète
Le diabète, qui avait autrefois des conséquences dramatiques
pour la mère comme pour l’enfant (50% des femmes succombaient au
coma diabétique et une sur trois mettait au monde un enfant vivant),
a vu son pronostic complètement modifié par le traitement insulinique.
Les avortements et les accouchements prématurés ne s’observent
plus que dans 10% des cas.
La fin de la grossesse et l’accouchement sont particulièrement
surveillés, car le bébé est généralement
gros (il peut atteindre 6 kg) et fragile. En principe, la future mère
est hospitalisée quelques semaines avant l’accouchement ; celui-ci
est pratiquée par césarienne, à partir de la trente-huitième
semaine, pour éviter toute souffrance à l’enfant.
Un état prédiabétique ignoré est quelquefois plus
ennuyeux qu’un diabète reconnu. En effet, non traité, il
évolue et provoque à la longue des altérations hormonales.
Les conséquences les plus graves sont l’accouchement prématuré
et la mort précoce du nouveau-né.
Aujourd’hui, grâce aux contrôles effectués tout au
long de la grossesse, les états prédiabétiques peuvent
être diagnostiqués et soignés à temps.
Les maladies cardiaques
Les maladies cardiaques n’ont pas toutes la même gravité
: au delà d’un certain seuil, la grossesse sera contre-indiquée
; dans le cas d’affections moins sérieuses, des mesures de prudence
seront adoptées pour compenser le travail supplémentaire que la
grossesse impose au cœur. Un régime sans sel, du repos et une surveillance
médicale suivie permettent le déroulement d’une grossesse
pratiquement normale.
C’est l’accouchement et la période qui le suit qui présentent
les plus grands risques : le premier par l’effort physique considérable
qu’il impose au cœur, la seconde par les modifications circulatoires
importantes qu’elle entraîne.
Les répercussions des cardiopathies sur la grossesse sont limitées
: Les avortements spontanés sont rares ; en revanche, l’accouchement
prématuré au septième ou huitième mois est relativement
fréquent.
Pour corriger certaines malformations cardiaques, on peut envisager une intervention
chirurgicale au cours du premier trimestre de la grossesse. Elle ne présente
pas de danger pour l’embryon.
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