Zoom sur la grossesse non désirée et l’avortement

Zoom sur la grossesse non désirée et l’avortement

Evitez d’être enceintes hors mariage pour ne pas tomber dans une grossesse non désirée qui vous exige à penser sur l’avortement, signe de traumatisme, de drame, et d’échec…

« Quand je suis sortie avec un garçon pour la première fois, je savais, en théorie, qu'il fallait que je me protège, mais au fond de moi je me disais qu'il suffisait de faire attention et que rien ne m'arriverait. Résultat : je me suis retrouvée enceinte et les soucis commencent. »

« Voilà,je suis âgée de 23 ans, je suis une jeune femme dynamique , ouverte d'esprit et pleine de projets. Je suis étudiante infirmière ( 3 ème année, à 8 mois des examens), je vis avec mes parents qui m'aident énormément sur le plan financiers. J'ai un copain depuis 4 mois qui vit à 600 kilomètres de chez moi (je le vois seulement 1 fois par mois). J'arrive il y a 1 semaine, lors d'examens à l’urgence pour un problème de santé, j'ai appris ma grossesse. A l'annonce, il était évident pour moi que je devais avorter:

Voila donc des témoignages des jeunes filles qui tombent enceintes hors de mariage, oubliant que les relations sexuelles hors mariage, elles aussi punies par la loi et prohibées par la religion et sans être consciences qu’elles seront victimes d’une souffrance énorme, surtout quand elles pensent sur l’avortement, interdit aussi par la loi, bannie par la religion, condamné par la société toute entière.

Pour échapper à la honte d’une naissance illégitime, de nombreuses femmes font appels à certains professionnels aux conditions sanitaires parfois douteuses pour avorter, tentant de mettre fin, de manière désespérée, à cette grossesse non désirée, à savoir que l’avortement est pour chaque femme qui le vit un traumatisme, un drame humain, un échec. On nomme cela “interruption volontaire de grossesse”, mais ce n’est jamais fait d’une manière volontaire.

Au Maroc par exemple l’Interruption volontaire de Grossesse (IVG), sauf exception, est toujours interdite et pénalement sanctionnée. La législation marocaine est sans équivoque là-dessus; seul l’avortement thérapeutique est autorisé. Autrement dit, un avortement ne peut être provoqué que si la grossesse met irrécupérablement en danger la vie de la mère ou la santé de l’enfant à naître (malformations graves et handicapantes).

Dans le cas contraire, la loi punit lourdement aussi bien la personne qui aide à avorter que la femme qui se prête à l’intervention en question. Par conte en Tunisie le pays la plus proche du Maroc, l’avortement est libéralisé depuis 1970, et la loi admet des causes particulières à l’avortement (malformations du fœtus, viol, inceste, mineures…) et autorise sa pratique dans des centres de santé appropriés, gagnerait également à être ouvert.

En effet au milieu de la souffrance et en l’absence des moyens de consulter un gynécologue, les filles enceintes hors mariage se dirigent vers les méthodes traditionnels (herbes, breuvages, introduction d’objets pointus ou brûlants dans l’utérus, coups sur l’abdomen) pour se débarrasser du fœtus non désiré.

Ces méthodes traditionnelles, peu onéreuses ne garantissent pas un avortement systématique et sont très loin d’être dénuées de risques pour la santé, voire la vie, de la femme en question (hémorragie, perforation du col, infection généralisée, stérilité, et au cas où le fœtus survit, malformations des mains et/ou des pieds), que ces méthodes soient pratiquées par cette dernière elle-même ou avec l’aide d’un proche ou d’une tierce personne (généralement des accoucheuses traditionnelles -qablat- ou des sages-femmes attitrées, rémunérées 1.000 dh environ).

Les plus nanties, les plus chanceuses ou les plus futées arrivent à assembler la somme nécessaire- de 2.000 à 6.000 dirhams, selon l’avancement de la grossesse- pour se faire avorter secrètement en clinique. Les deux méthodes utilisées sont l’aspiration, qui consiste à dégager à l’aide d’une canule (petit tube fin et creux relié à une machine à aspiration) le contenu de l’utérus; ou le curetage, qui consiste, lui, à gratter l’utérus à l’aide d’une curette, un instrument en forme de cuillère. On recourt généralement à celui-ci pour des grossesses plus évoluées.

Enfin, le destin dramatique des enfants nés sans être désirés, nous exige à poser plusieurs questions et qui méritent des réponses au plus vite pour diminuer l’intensité de ce drame humain: Faut-il autoriser l’avortement quand la grossesse résulte d’un viol ou d’un inceste? A partir de quand l’âme est-elle insufflée dans le fœtus (nafkh arrouh)? Que dit la religion et ses différentes écoles là-dessus?