On entend souvent parler de la mémoire comme étant un organe de stockage et de conservation de données relatives à la connaissance, au savoir-faire et à aux souvenirs qui retracent notre histoire. Cette définition n’est acceptable qu’au domaine de l’informatique quand on a affaire à la mémoire d’ordinateur, ou en langage familier lorsque le trou de mémoire signifie bien une perte partielle ou totale des détails d’un fait ou d’une activité intellectuelle.
En psychologie, cette notion ne signifie pas seulement la conservation des informations, mais aussi l’ensemble des fonctions liées au psychisme et responsables de tous les phénomènes de la vie mentale. Elle représente donc la locomotive de toutes les activités du cerveau. Pour mieux assimiler ce concept, les psychologues divisent souvent la mémoire en trois parties selon les fonctions qu’elles remplissent.
Mémoire sensorielle: Elle représente la fonction qui se déclenche lors d’une perception par les sens notamment visuelle, auditive ou tactile. Cette mémoire a pour but la détermination du type de l’information émise par les stimulus avant de la transmettre à la mémoire à court terme (quelques dizaines de millisecondes).
Mémoire à court terme: ou mémoire de travail est la partie de la mémoire responsable aux processus d’apprentissage puisqu’elle manifeste l’aptitude de retenir des informations à capacité limitée dans un laps de temps réduit (ne dépasse pas 0,5 minute).
Mémoire à long terme: est la plus importante du fait qu’elle enregistre les connaissances, les événements et les souvenirs accumulés au cours du temps. Elle constitue alors une référence en terme d’information en vue d’alimenter la mémoire à court terme, qui est en interaction permanente avec le milieu extérieur, en cas de besoin.
Dans certains cas, la mémoire peut subir une détérioration des neurones (cellules cérébrales où les informations sont mémorisées ) ou une perte de communication entre les différentes parties de la mémoire. Cette dégradation des performances peut provoquer l’oubli en tant que phénomène normal.
Si l’oubli est une incapacité provisoire ou définitive d’évoquer un souvenir ou un savoir acquis, il est souvent considéré comme un processus normal de régénération et de réorganisation de la mémoire qui consiste à « supprimer » des informations peu utilisées ou faisant allusion à des souvenirs disgracieux.
Cependant, un tel disfonctionnement peut être pathologique comme le cas de l’amnésie qui affecte principalement la mémoire épisodique (responsable des souvenirs personnels).
L’amnésie peut être de deux types :
- Neurologique : une altération du cerveau due à un traumatisme crânien, à une hypoxie ou à l’excès de l’alcool ou de certains stupéfiants (drogue, alcool,..).
- Psychologique : un traumatisme psychologique pourrait également engendrer une amnésie.
Il importe de rappeler également que le vieillissement n’est pas à l’origine de l’oubli. Certes, le nombre de neurones diminue au fil du temps, mais cela n’affecte en rien le cerveau puisqu’il dispose d’un nombre immense de ces cellules nerveuse. D’ailleurs, si les personnes âgées pratiquent assez d’activités intellectuelles, ils garderont une « bonne » mémoire.
Ainsi, pour surmonter les difficultés liées à la mémoire il serait judicieux de :
- Cultiver la mémoire en permanence car sa gymnastique est indispensable pour la maintenir en bon état.
- Avoir un sommeil suffisant pour que les informations, emmagasinées durant la journée, se consolident.
- Répéter pour apprendre et essayer de relier l’information à mémoriser avec d’autres déjà existantes dans la mémoire.
- Eviter toutes source de stress ou d’anxiété puisqu’ils perturbe le fonctionnement de la mémoire.
Voir aussi :
psychologie ; sante ;
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